3 jours en Cévennes autour de
Chris Marker et le cinéma militant
en présence de Patrick Leboutte, critique de cinéma, enseignant à l’INSAS, directeur de la collection “Le geste cinématographique“ aux Editions Montparnasse
Mercredi 3 décembre 2008 à St Jean du Gard
En partenariat avec l’association Abraham Mazel
Salle Stevenson - Entrée : 3 €
20H30 :“Les Gros Mots du Baron”, du Collectif Sans Canal Fixe (2003, 2’)
“Oser lutter, oser vaincre” un film de Jean-Pierre Thorn (1968, 88’).
21H30 : Pause autour de l’exposition Chris Marker, écrite par Patrick Leboutte et Bamchade Pourvali.
22H : “La sixième face du Pentagone”, de Chris Marker et François Reichenbach (1968, 27’)
Jeudi 4 décembre à Ganges
En partenariat avec la Médiathèque Lucie Aubrac et l’association Cinephil’
Médiathèque Lucie Aubrac - Entrée libre
18H : “Chats perchés”, de Chris Marker (2004, 59’)
19H30 : Pause conviviale autour de l’exposition Chris Marker - Cocktail offert par ARTE Actions Culturelles - Soupe à l’oignon préparée sur place, offerte aux participants.
20H30 : “Le Fond de l’Air est rouge”, de Chris Marker (1977, 2008, 180’)
Vendredi 5 décembre à Lasalle
En partenariat avec l’association ChampContrechamp (festival du film documentaire) et la Filature du Pont de Fer
La Filature - Entrée : 3 €
18H : “Les Gros Mots du Baron”, du Collectif Sans Canal Fixe (2003, 2’)
“La parcelle”, de Jacques Loiseleux (1977, 29’)
Pause autour de l’exposition Chris Marker, écrite par Patrick Leboutte et Bamchade Pourvali - Restauration sur place -
“Puisqu’on vous dit que c’est possible”, de Chris Marker (1973, 43’)
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lafilaturedupontdefer.over-blog.org
mediatheque.de.ganges@wanadoo.fr
Télécharger le dossier de presse ici
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L’EXPOSITION : Chris Marker, le lointain intérieur
Après une première année passée à revenir sur l’histoire de la “Caméra Stylo“ depuis ses débuts, à travers ses grands représentants, nous avons choisi de consacrer la deuxième édition à celui que les cinéastes contemporains considèrent comme la pierre angulaire de cette histoire, le premier à avoir inventé le film d’essai, le cinéma à la première personne, le premier aussi à avoir cherché à doter le “Tiers Etat du Cinéma“ de moyens de production et de distribution en parallèle de l’industrie : Chris Marker, monteur, cadreur, cinéaste solitaire, auteur d’un chef d’œuvre de science-fiction (“La jetée“), de nombreux films militants et d’essais filmiques, d’un CD-Rom et de plusieurs installations où il explore inlassablement la mémoire de notre siècle et s’interroge à travers les images sur le devenir de l’Humanité.
Une exposition autour d’un cinéaste engagé, dont les essais filmiques et les recherches formelles ont influencé un grand nombre de réalisateurs contemporains.
Les Auteurs : Patrick Leboutte est critique de cinéma, ancien rédacteur-en-chef de la revue L’image, Le Monde, enseignant à l’INSAS (école de cinéma de Bruxelles), directeur de la collection Un geste cinématographique aux Editions Montparnasse.
Bamchade Pourvali est écrivain de cinéma. Il est l’auteur du Chris Marker édité dans la collection Les petits cahiers aux Cahiers du Cinéma. Il a également écrit des ouvrages sur Godard et sur Won Kar Wai.
1. Panneau d’accueil
1ère partie par Patrick Leboutte
2. L’ère du soupçon (Les statues meurent aussi)
3. Tout le désir du monde (Lettre de Sibérie, La jetée)
4. Ciné-ma vérité (Le Joli Mai)
5. Le Tiers Etat du Cinéma (Loin du Vietnam, A bientôt j’espère)
6. “Puisqu’on vous dit que c’est possible” (Les groupes Medvedkine)
2ème partie par Bamchade Pourvali
7. Le montage des attractions (Le fond de l’air est rouge)
8. Le lointain intérieur (Le mystère Koumiko, Le dépays, et surtout Sans soleil)
9. Filmer à hauteur d’homme (Le tombeau d’Alexandre, A.K.,...)
10. L’homme du XXIème siècle (Level Five)
11. Monsieur Chat (Chats perchés)
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LES FILMS
Les Gros Mots du Baron
Un film de Sans canal fixe
2003 - 2 min
La langue du capital, de la phynance, des libéraux comme langue d’une nouvelle occupation. Mot après mot, insidieusement, elle s’insinue, s’empare de l’espace public et finalement nous domestique. Cette langue, le collectif Sans Canal Fixe l’écoute et la filme sur les lieux mêmes de son élaboration, lors d’un congrès du Medef, puis d’un trait, d’un jet, la retourne à l’émetteur pour mieux en dénoncer l’inanité sonore. Pan! Cinéma-boomerang, cinéma de guérilla, cinéma pour temps de guerre.
« De tous les films militants contemporains, ce petit pamphlet est celui qui me semble le plus juste, le plus inventif, le plus novateur : du situationnisme d’aujourd’hui, une manière de ramener l’esprit de mai jusqu’à nos rivages présents. Il est court et je propose qu’on le passe à chacune des séances.»
Patrick Leboutte
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Oser lutter, oser vaincre
Un film du Groupe Ligne rouge (Jean-Pierre Thorn).
1968, 88 min.
Le film majeur de la période. Mai-juin 68 filmé et vécu du côté des ouvriers grévistes, de l’intérieur de l’usine Renault-Flins occupée. Au rebours des commémorations médiatiques réduisant les événements à un simple prurit libertaire, le film de Jean-Pierre Thorn est un document essentiel, rappelant que mai 68 écrivit une des plus belles pages de l’histoire ouvrière française, offrant en outre quelques unes des séquences les plus fortes de l’histoire du cinéma direct. Difficile d’oublier par exemple la longue scène où une poignée d’ouvriers, à l’intérieur de leur usine, se préparent comme ils le peuvent à l’assaut imminent des forces de l’ordre. Jean-Pierre Thorn y rivalise en tension dramatique avec « le Désert des Tartares » ou « Fort Alamo ».
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La Parcelle
un film de Jacques Loiseleux,
1970 - 20 min
En mai 1970, à Avessac, en Loire-Atlantique, le C.D.J.A. et la F.N.S.E.A. deux syndicats d’exploitants agricoles décident d’engager une action de masse. Il s’agit de faire signer un bail de location de terre à un fermier propriétaire qui cumule les professions et les sols souvent non cultivés. Le bénéficiaire est un fermier, qui avec 17 hectares ne possède pas la surface de référence minimum pour prétendre aux prêts d’installation dont il a besoin. C’est le film de cette exemplaire journée, illustrant l’action syndicale en milieu paysan.
« Film tourné en à peine une journée par Jacques Loiseleux en mai 1970. Arrivés à l’aube, des paysans syndiqués cernent avec leurs tracteurs la ferme d’un riche propriétaire d’Avesac, en Loire-Atlantique, qui refuse de louer une parcelle non cultivée à un fermier qui ne possède pas assez de surface pour bénéficier des prêts dont il a besoin. En fin de journée le bail est signé et ils alignent leurs tracteurs pour, ensemble, labourer la parcelle. »
Bruno Muel
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La sixième Face du Pentagone
Un film de Chris Marker, François Reichenbach
1967 - 27 min
Tournant dans la radicalisation de la lutte aux États-Unis, la Marche sur le Pentagone du 21 octobre 1967 est filmée depuis la préparation dans les locaux de Greenwich Village jusqu’aux affrontements, et la nuit dans les cellules des commissariats de Washington.
« En passant constamment des militaires aux manifestants, Marker montre cette journée du 21 octobre de la façon la plus réaliste et la plus prenante. Il réussit souvent à faire surgir la beauté, comme dans cette image où une jeune femme tend une rose à un soldat, et fait preuve d’une constante virtuosité : un zoom saisit un gradé sur le toit du Pentagone, puis la caméra suit un avion avant de recadrer la foule. Tout, ici, garantit un point de vue, depuis la manière dont sont filmés les militaires (gros plans sur les bottes, les regards vides, les mains crispées sur les fusils) jusqu’au commentaire où l’humour n’est pas exclu. « J’ai changé » dit à la fin du film un manifestant qui, comme l’indique le commentaire « est passé de l’attitude politique au geste politique ». C’est ce geste politique et ses conséquences que Marker a su nous rendre véritablement concrets dans un film où nous le retrouvons fidèle à lui-même, à une certaine conception du cinéma, à une certaine conception de la vie. »
Bernard Cohn, Positif, n° 97, été 1968
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Chats perchés
Un film de Chris Marker
2004 - 59 min
« Peu de temps après le choc de septembre 2001, voilà qu’apparaissent, sur les toits de Paris, des Chats. Par un graphisme simple et parfaitement maîtrisé, qui tranche sur la virtuosité quelquefois embrouillée des tags, ils affichent un large sourire….C’est en suivant la piste des Chats souriants que ce film s’est construit, allant de surprise en surprise, suivant la trame des événements politiques nationaux et internationaux »
Chris Marker
Avec « Chats Perchés », Chris Marker retrouve le Paris de « Joli Mai », entre septembre 2001 et l’automne 2003. Son guide, entre les événements qui ponctuent cette nouvelle chronique poétique et politique : M. Chat. Ce matou facétieux, petit-fils d’Alice et neveu de Miyazaki, affiche son sourire malicieux sur les murs et les toits de la capitale française. Ce jeu de piste, tout en collages savoureux, nous conduit de la campagne présidentielle française de 2002 au débat sur le voile islamique, en passant par la guerre en Irak, la crise des intermittents du spectacle ou les « raffarinades »… Cependant, loin de tenir un discours pesant, Marker multiplie les digressions, les clins d’œil, les boutades et les facéties, aidé de ce compagnon virtuel mais providentiel, qui apparaît et disparaît au gré des occasions, mais l’aide à parcourir la ville et à saisir l’air du temps.
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Le fond de l’air est rouge
1re partie : Les Mains fragiles 1- Du Vietnam à la mort du Che 2- Mai 68 et tout ça - 2e partie : Les Mains coupées 1- Du printemps de Prague au Programme Commun 2 - Du Chili à quoi, au fait ?
Un film de Chris Marker
1977/1993/2008 - 180 min
“On a tendance à croire que la troisième guerre mondiale commencera avec le lancement d’un missile nucléaire. Je pense plutôt qu’elle s’achèvera ainsi. D’ici là continueront de se développer les figures d’un jeu compliqué dont le décryptage risque de donner du boulot aux historiens de l’avenir, s’il en reste.
C’est un jeu bizarre dont les règles changent au fur et à mesure de la partie, où la rivalité des super-puissances se métamorphose aussi bien en Sainte-Alliance des riches contre les pauvres qu’en guerre d’élimination sélective des avant-gardes révolutionnaires là où l’usage des bombes mettait en danger les sources de matières premières, qu’en manipulation de ces avant-gardes elles-mêmes pour des buts qui ne sont pas les leurs.
Au cours des dix dernières années un certain nombre d’hommes et de forces (quelquefois plus insctinctives qu’organisées) ont tenté de jouer pour leur compte – fut-ce en renversant les pièces.
Tous ont échoué sur les terrains qu’ils avaient choisis. C’est quand même leur passage qui a le plus profondément transformé les données politiques de notre temps.
Ce film ne prétend qu’à mettre en évidence quelques étapes de cette transformation.”
Chris Marker
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Puisqu’on vous dit que c’est possible
Un film de Chris Marker
1973 - 47 min
En 1973, après l’échec des négociations salariales avec la direction des usines des montres Lip, les ouvriers se mettent en grève. Ils séquestrent la direction et en appellent au gouvernement.
Au bout de quelques jours, ils décident de s’approprier l’entreprise et reprennent le travail en autogestion.
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